Les Tiers Lieux

Né d’une approche sociologique de nos territoires, le concept de « tiers-lieu » se développe en France et dans le monde à grande vitesse.

Ils sont destinés à être des espaces physiques ou virtuels de rencontres entre personnes et compétences variées qui n’ont pas forcément vocation à se croiser.

Mot chapeau au 1er abord pour rassembler sous une même et grande famille les espaces de coworking, les FabLab, les HackerSpace, les Repair’Café, les jardins partagés et autres habitats partagés ou entreprises ouvertes, le « Tiers Lieux » (écrit avec des majuscules) est devenu une marque collective ou l’on pense ces singularités nécessaires à condition qu’elles soient imaginées et organisées dans un écosystème global ayant son propre langage pour ne plus être focalisé sur des lieux et des services d’infrastructure, mais vers l’émergence de projets collectifs permettant de co-créer et conserver de la valeur sur les territoires.

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Le Tiers Lieux s’envisage comme l’ordinateur des villes et des organisations. Ses murs et ses ressources matérielles sont le boîtier, la machine vide, creuse, dont le design diffère en fonction des goûts et des moyens. Les communautés sont les logiciels, les différents services qui animent la machine. Le patrimoine informationnel commun, soit ici Movilab, est le système d’exploitation qui assure le lien entre la machine et les services.

Lorsqu’un individu pénètre dans un Tiers Lieux, il rencontre d’autres personnes. Chacun d’entre eux participe d’une manière ou d’une autre à une certaine communauté de pensée ou de pratique. L’individu peut, s’il le souhaite, simplement utiliser les services proposés par ces communautés. Il entre alors dans un rapport classique d’échange où il profite de certaines réalisations ou de certaines compétences, entraînant selon les cas une approche marchande ou non marchande. L’individu consomme de manière basique le Tiers Lieux, comme d’autres utilisent uniquement des logiciels pré­-installés sur un ordinateur.

Il peut également participer et améliorer les services existants. S’il le souhaite, l’individu commence à travailler avec les autres personnes, à explorer avec eux des pistes. Cela peut se faire en donnant de son temps ou de son savoir. À terme, il peut se professionnaliser dans ce secteur et y développer sa propre activité. L’individu utilise ici le Tiers Lieux de manière active, comme d’autres participent à l’amélioration de certains logiciels et exercent ensuite leurs activités en rapport avec l’expertise acquise. L’individu peut également travailler à l’installation d’un autre service dans le Tiers Lieux. Cela passe nécessairement par la documentation de son projet dans le patrimoine informationnel commun.
Il peut enfin exploiter le patrimoine pour créer sa propre activité. En transformant les informations brutes en quelque chose.

 

Plus d’informations :

http://suisjeuntierslieu.tiers-lieux.be/